L’histoire de la capsule de vin

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lumière sur la capsule du vin

La bouteille sous toutes ses coutures : ne vous êtes-vous jamais demandé quelle était la signification du petit opercule coloré que l’on enlève à grand coup de couteau avant de débouchonner sa bouteille pour enfin la déguster ?

Il fût un temps où les bouteilles étaient recouvertes de cire puis enduites de goudron pour assurer l’étanchéité de la bouteille.
C’est en 1830 que tout a commencé pour la capsule que nous côtoyons. Un certain André Georges Dupré, négociant en vins et spiritueux constate les inconvénients de ces techniques, notamment lorsque les bouteilles sont destinées à voyager. 
La légende raconte qu’en 1832, en pleine partie de jaquet* entre amis, le jeune homme eu l’idée lumineuse de saisir un cornet de jacquet et d’en coiffer le col d’une bouteille de spiritueux. Il peaufina l’idée en imaginant "une capsule de plomb-étain, propre à revêtir hermétiquement l’orifice de la bouteille ou du vase auquel il doit s’adapter" et déposa sont brevet en 1833. 
Au XIXème Jean-Baptiste Féret, l’un des plus anciens éditeurs de guides du vin, a rajouté sa contribution à la conservation du vin en empêchant l’introduction de l’air dans la bouteille. Il avait en tête d’enjoliver la bouteille et de lui faire porter des marques de garantie. Ainsi jusqu’en 1993, les capsules dites de surbouchage étaient en plomb pour les vins de qualité. C’est l’étain qui l’a remplacé, avec des alliages de plus en plus techniques et moins couteux. Elles ont ensuite évolué pour intégrer des bandes d’ouverture facile (ou même des bouchons à vis).

* jeu de tables analogue au backgammon