VIN ET TURBOT

Quels vins boire avec un turbot ?

Poisson à la chair délicate, et tendre, de grande qualité gustative

Les accompagnements sont généralement fins, afin de ne pas dénaturer les qualités si raffinées de ce poisson. Les vins, blancs de préférence, devront eux aussi révéler, élégance, et fraicheur, afin de ne pas dominer les structures de sa chair fondante. Fraicheur et légère sensation charnue sont à conseiller.

Une garniture de légumes

La garniture joue un rôle là aussi très important. Ainsi, des légumes classiques, tels carottes, tomates, pommes de terre, réclameront des vins plus proches du minéral, On privilégiera donc des vins sur la jeunesse. L'accord n'en sera que plus cohérent.      

Idéalement

Vins blancs vifs en acidité, reposant sur des arômes minéraux et fruités. Un millésime jeune aura l'avantage de préserver le fruit et la fraîcheur.

  •  Chablis, Chablis 1er cru (Yonne), Rully, Mercurey (Côte chalonnaise), Pouilly-Fuissé, St-Véran (Sud Bourgogne)
  •  Sancerre, Pouilly-Fumé, Ménetou-Salon , Coteaux du Giennois (Loire)
  •  Jurançon, Bergerac (Sud-Ouest)

Alternatives

Vins blancs opulents, tapissant bien le palais, proposant de belles acidités (souvent jeunes), afin là encore de garder une grande persistance en fin de bouche. La suavité du vin aura tendance à englober la chair du poisson, sans pour autant la dominer grâce à l'apport d'une belle trame acide.

  •  Montlouis, Vouvray (Loire)
  •  Minervois, Côteaux du Languedoc (Languedoc)
  •  Hermitage, Croze-Hermitage, Condrieu, Châteauneuf du Pape, Cairanne (Rhône)

Garnitures champignons et sauces

Le vin blanc plus évolué offrira un support minéral et surtout complexe plus parlant encore. Légèrement oxydatif, il saura épouser les caractères marquées des champignons. Avec le temps, le vin blanc se patine également, révélant des notes oxydatives mais aussi une acidité moins marquée, une sensation de gras qui peut se révéler décisive avec les sauces.

Idéalement

Des vins à l'empreinte oxydative marquée par une certaine évolution. Complexes et fondus, aux tonalités de noisettes, de truffes, champignons ou de sous-bois en automne. 

  •  Arbois, Arbois Pupillin, l'Etoile (Jura)
  •  Crus de Chassagne Montrachet, Puligny Montrachet, Corton-Charlemagne, Ladoix (Bourgogne Côte de Beaune)
  • Passac-Léognan  5 à 6 ans d"évolution minimum (Bordeaux)

Alternative

Aussi bien des vins blancs vifs, affûtés en terme d'acidité ayant pris le temps de se patiner. La trame acide offre une bonne persistance à des arômes devenus toujours vivifiants mais plus complexes

  • Riesling, Riesling grands crus 5 à 8 ans d'évolution (Alsace)
  •  Sancerre, Pouilly-Fumé, Quincy (Centre Loire) de 5 à 8 ans d'évolution

Et les vins rouges ?

Privilégiez les vins rouges fondus, et patinés par le temps, donc évolués. Afin d'offrir un magnifique nectar compatible avec le poisson, il sera nécessaire d'accompagner le poisson d'un vin rouge bien évolué. Ainsi, avec des tanins fondu, pâtiné, le vin saura rehausser les subtilités de ce plat.

Idéalement 

Vins rouges souples, souvent du nord, évoluant plus rapidement.

  •  Mercurey, Givry, Rully (Bourgogne Côte Chalonnaise)
  •  Sancerre, Reuilly, Côteaux Giennois (Loire)
  •  Pinot noir d'Alsace